Blue Eyes
Un bain où l'on ne se lave pas
Un bain très chaud, comme je les apprécie ; un bain débordant de mousse blanche et nacrée, une eau parfumée au jasmin. Pour seule lumière, un petit néon au dessus du miroir du lavabo et deux bougies. Un peu d'encens diffuse une petite fumée enivrante ; une musique douce un peu « jazzy » pour parfaire l'ambiance.
Je le regarde : il est assis dans l'eau, le dos contre l'une des extrémités de la large et longue baignoire, sa nuque sur le repose-tête, ses bras sur les accoudoirs. Je m'adosse au lavabo, je l'admire. Je repère son demi-sourire enfantin, ses fossettes à peine creusées ; il a l'air serein, heureux... Il est beau et j'aime l'admirer, à son insu, lui qui rougit si facilement sous mon regard. Je suis nue et j'ai froid, alors je m'approche de la baignoire, doucement je soulève une jambe et, de la pointe du pied, je frôle la surface de l'eau. Il ouvre les yeux et je me sens à nouveau séduite par le bleu profond de son regard. Je prends appuis sur le bord de la baignoire pour plonger l'autre pied dans l'eau... Il me sourit et me tend les bras, je ris en haussant les épaules et, dans l'eau jusqu'aux genoux à présent, je me retourne, offrant mes fesses à son regard pour quelques instants, puis je descends lentement pour m'asseoir dans le bain. Je viens me coller à lui, mon dos appuyé contre son torse.
Il passe une main sur ma nuque et rassemble la masse de mes cheveux dans son poing. De l'autre main, il verse de l'eau sur mes cheveux, mes boucles sont maintenant domptées et lissées ; l'eau coule le long de mon cou, sur mes épaules. C'est doux et chaud. Je penche la tête en arrière. J'adore qu'il me touche les cheveux, il le sait bien. Je me régale de ce doux massage presque innocent. Je calant mes jambes entre les siennes, chacune de mes mains caressant ses genoux puis l'intérieur de ses cuisses.
D'un côté de ma nuque, il a collé la masse de mes longs cheveux. Alors qu'il picore l'autre côté de petits baisers humides, ses mains descendent, l'une passant sous mon bras droit pour me caresser le ventre, l'autre, par-dessus mon épaule gauche, verse de l'eau entre mes seins... De légers gémissements sortent de ma bouche et l'encouragent à poursuivre. Il prend alors mes seins dans ses mains larges et douces, les faisant sortir de l'eau. Il les caresse, les presse avec tendresse. Tantôt, de ses doigts, il masse ma poitrine entière, tantôt il en effleure les bouts, les roulant entre ses doigts, les rapprochant l'un de l'autre jusqu'à les faire se toucher. Le plaisir qu'il me donne me fait légèrement onduler les reins et je me frotte contre son bas ventre à un rythme régulier.
Il continue ses caresses sur ma poitrine qu'il sait si sensible, j'écarte les jambes pour venir poser les pieds de chaque côté de la baignoire. Mes mouvements dans l'eau créent de légères vagues chaudes qui viennent s'engouffrer à l'intérieur de mes cuisses... Je m'aperçois que les miroirs où nous aimons tant nous regarder sont recouverts de buée : il fait si chaud !...
Je me plie en eux pour accéder à l'autre extrémité de la baignoire et retirer le bouchon. L'eau se vide lentement. Je replie mes jambes sous moi, et je me retourne pour me retrouver face à lui. Je lui dis que je l'aime et qu'il est beau, que son regard brille. Il ouvre la bouche mais je pose mon index sur ses lèvres... Pour cette fois, les compliments seront pour lui !
Il ne reste que quelques centimètres d'eau. Je passe mes mains sur son torse que j'effleure juste du bout des doigts. Je pose mes lèvres chaudes et gonflées sur son ventre, je le lèche, lentement, en enfonçant parfois au passage ma langue dans son nombril...
Je relève la tête, je l'admire avec tant de force, je veux faire passer l'intensité de mon envie de lui juste dans mon regard. J'approche mes lèvres des siennes et, tandis que mes mains descendent entre ses cuisses, nous échangeons un baiser charnel et passionné... Je me recule, je prends mes seins à pleines mains et je les lui offre. Je ferme les yeux ; il en aspire les bouts après les avoir réchauffés à petits coups de langue. Je le regarde, ses lèvres soudées à mes mamelons qu'il embrasse et suce à la fois. J'aime la douceur de sa langue charnue et la tendresse de ses gestes... Mes reins se cambrent et je jette la tête en arrière.
J'aime comme il aime mes seins : lui seul sait si bien s' occuper.
Les caresses de mes mains sur son sexe commencent à neutraliser l'effet de l'eau : il se redresse sous mes doigts. Alors, je relève une de mes mains et la passe sous son menton pour lui redresser le visage. Sa bouche abandonne mes seins, faisant résonner dans la pièce un petit bruit humide qui nous fait sourire. Je me recule un peu, je suis à genoux. Je pose les fesses sur mes talons, je prends mes seins dans mes mains et, sans le lâcher du regard, je me baisse doucement. J'approche son bas ventre, je relâche légèrement la pression de mes mains, puis je colle à nouveau mes seins autour de son sexe dressé entre mes deux globes de chair blanche comme si c'était la place qui lui était destinée, comme une dague dans son fourreau. Je le caresse en l'emprisonnant. Entre deux va-et-vient, je baisse la tête et approche ma bouche de l'extrémité de son sexe maintenant raidi. Je l'aspire, le tenant serré entre mes lèvres et jouant avec ma langue... Je savoure son goût dans ma bouche, j'accélère un peu le rythme, son sexe est maintenant dressé et gonflé dans l'écrin que je lui fais avec ma poitrine, son souffle est haletant je reconnais l'intensité de son plaisir, je sens qu'il est proche d'exploser sous mes caresses. Alors, je relâche la pression de mes mains et mes seins viennent s'épanouir sur ses cuisses...
Je me redresse un peu. J'aime par-dessus tout le voir jouir : il pousse un râle de plaisir à moitié étouffé en cambrant le dos et son sperme s'étale sur mes épaules, coulant dans le sillon entre mes seins. Ses épaules se relâchent, il reprend sa respiration doucement, en s'adossant à nouveau contre la baignoire. Il me regarde, les yeux brillants, et je lis sur ses lèvres un « je t'aime » des plus sensuels. Il me caresse tendrement le visage avec sa main...
C'est à ce moment là que je frissonne : je me rends compte que les bougies sont consumée et la musique arrêtée... Il se tourne légèrement pour attraper une serviette, la déplie en la secouant, et vient me la poser autour des épaules en me frottant vigoureusement le dos pour me réchauffer... Il m'embrasse alors et me disant : « on ne s'est même pas lavés ! » et nous éclatons de rire !
26 Septembre 2005