Romane
Sur le balcon
Ce texte est le pendant exact des Géraniums de ma voisine, écrit pour Romane qui en donne donc ici, en quelque sorte, la réplique.
Cela fait cinq ans que je vis dans cet immeuble, cinq ans que mon compagnon m'a quitté.
J'avais été très amoureuse, pensant que cela durerait l'éternité. Pour lui, je me suis faite tatouer dans le bas du dos (il avait trouvé cela très sexy sur la chanteuse Anastacia) ; pour lui, je me suis épilée totalement le pubis, pour lui je suis devenue experte en fellation, pour lui…
Cela n'a pas empêché cet enfoiré de me quitter pour une plus jeune que moi.
Cela fait donc cinq ans que je traverse un long, très long, désert sexuel. Je ne me suis pas mise tout de suite en quête d'un nouveau compagnon. Je me plongeais plutôt dans la « bouffe », l'alcool et la clope.
Cela a duré deux ans. Le chiffre des tailles a défilé et s'est stabilisé.
Un régime draconien m'a permis de retrouver une taille acceptable mais je n'arrive plus à atteindre celle d'il y a cinq ans.
Au bout de trois ans, mon appétit sexuel revint, mais je me contentais de le satisfaire toute seule, à l'aide de ma main, de mon traversin ou de mon godemiché.
Afin de ne plus avoir la tête dans le frigo, je me mis à cultiver des plantes sur mon balcon. Je leur parle, leur fait écouter de la musique, les bichonne.
Le fait de m'occuper d'elles me permet de participer à la vie du petit jardinet qui se situe au rez-de-chaussée. Je finis par connaître tous mes voisins du bas.
Enfin bref, cela fait cinq ans que je vis une sorte de train-train quotidien.
Ce train-train quotidien vola en éclat cette année, au mois de Juin. La vie changea, du moins dans cet immeuble.
Le jeune couple qui habitait au rez-de-chaussée déménagea. Ils avaient besoin de plus d'espace vu que la femme attendait un heureux événement.
Le jeune couple fut remplacé par deux magnifiques jeunes femmes accompagnées d'un chat et d'un petit chien. J'eus peur que le chien passe son temps à aboyer mais ce ne fut pas le cas. Il est aussi discret que ses maîtresses.
Au début, on pensait que l'une d'elle était là pour aider au déménagement, mais on la vit rester dans les murs.
Elles étaient trop âgées pour être deux étudiantes partageant un loyer. Je finis par me demander si nos deux jeunes femmes n'étaient pas en couple bien que jamais je ne les vis se prendre la main en public. Ceci commença à titiller ma curiosité. Malgré moi, je me mis à les observer. Mes plantes sur le balcon étaient un excellent prétexte.
Dans la semaine, l'une d'elle est souvent absente. Elle répond au prénom de Caroline. Celle qui est là toute la semaine se prénomme Bilitis. Elle passe beaucoup de temps sur son ordinateur. Je le vois à la lueur que fait l'écran le soir dans le salon.
Comme je le disais, elles sont toutes les deux ravissantes, corps magnifiques et une paire de poitrine, mon dieu… je retournerais volontiers en enfance en voyant leur poitrine à toutes les deux. Je suis plutôt hétéro dans la vie, mais je dois dire que j'ai révisé ma position depuis lors.
Là où mes sens ont été soumis à rude épreuve, ce fut pendant les grosses chaleurs du mois de Juillet. Les deux jeunes femmes profitaient du soleil en toute décontraction. Jamais de seins nus, de bronzage intégral (les deux jeunes branleurs du dessus en auraient été ravis, et moi aussi par la même occasion). Mais les bikinis qu'elles portent sont vraiment petits.
On se salue cordialement alors que j'arrose mes plantes.
Une fois je les ai vues chuchoter entre elles après m'avoir salué. Elles pouffèrent et je sentis que cela allait à mon encontre.
Cela devint une drogue : à chaque fois qu'elles s'installaient pour une séance de bronzage, je ne pouvais m'empêcher de les observer. C'est plus fort que moi, Monsieur le juge, ces filles sont trop belles.
De temps en temps, elles disparaissaient dans leur appartement et tiraient les rideaux. C'est alors que les fantasmes naissaient dans ma tête de dépravée.
Je les imaginais, l'une dans le canapé, les cuisses ouvertes, l'autre léchant allégrement son intimité, ou bien se frottant sur l'accoudoir du canapé, ou bien l'une, toujours les cuisses ouvertes et l'autre la besognant à l'aide d'un godemiché ceinture.
Elles revenaient au bout de quelques heures, toutes pimpantes, comme si de rien n'était. Et pourtant, je suis certaine qu'il s'était passé quelque chose entre elles.
De mon côté, ma libido explosa. Mon godemiché ne retrouva plus le tiroir dans lequel je le reléguais régulièrement. Je me masturbais comme une folle en les imaginant faisant l'amour.
Ce jour là, j'étais rentrée plus tôt de mon travail. L'activité tournait au ralenti en cette période de vacances. Je me changeai et, automatiquement, je jetai un coup d'œil en direction de l'appartement de nos deux jeunes femmes.
Visiblement, Bilitis avait du profiter d'une journée de congé. La jeune femme était allongée sur son bain de soleil, vêtue d'un minuscule bikini turquoise. Une pure merveille.
Mon corps fut attiré vers le balcon. Je pris au passage mes instruments et un broc d'eau afin de me donner une contenance, mais une fois sur place, j'oubliais totalement mes instruments pour ne regarder que la beauté de cette femme. Je sentis une sensation bien connue dans le creux de mon ventre. Elle me faisait envie.
Je voyais les gouttes de sueur perler sur son corps. Je remarquai qu'elle s'agitait un peu sur son bain de soleil. Je constatai que ses tétons pointaient de manière arrogante. La belle était-elle en plein rêve érotique ? Je ne savais pas mais, en tout cas, son agitation était communicative. Je sentais ma fleur s'humidifier doucement.
La belle sortit de son sommeil en s'étirant tout le corps. Elle bomba le torse, creusa son bassin et, comme dans un rêve, je la vis écarter ses splendides cuisses.
Mon cœur s'arrêta de battre en découvrant l'intimité de la jeune femme que le bikini cachait à peine. Je sentis quelque chose éclater au creux de mon ventre. De ma fleur coula une liqueur abondante. Je venais de jouir sans m'y être attendue.
Elle se leva et entra dans l'appartement, sans tirer le rideau. Je ne sais si c'était de la sueur ou bien le résultat de son agréable rêve, mais il me sembla, avant que je ne jouisse, que la belle était légèrement humide du côté de son intimité.
Je priais tous les saints de la terre pour qu'elle revienne. Je ne sais lequel répondit à mes prières, mais elle réapparut.
Elle ne sortit pas pour autant, préférant la fraîcheur de l'appartement. Elle s'allongea sur le canapé et, aussitôt, commença à se caresser. Cela devenait trop intime et pourtant, je n'arrivais pas à me détacher de cette beauté. Ma culotte était semblable à une serpillière. Par chance, je devais être la seule personne à avoir une vue imprenable sur le canapé.
Elle dégrafa lentement le haut de son bikini dévoilant sa superbe poitrine. Malgré moi, je fis le moue. Ses mains caressèrent doucement ses seins puis descendirent le long de son corps. Lentement, elle s'empara du bas de son bikini et le fit glisser le long de ses jambes. Mon dieu ce pubis… Une merveille.
J'assistai alors à une superbe séance. J'avais une vue imprenable sur l'intimité de la demoiselle. Elle se caressait les seins, remontait les genoux, s'écartait sans vergogne, caressait sa vulve rose, humide.
Elle écarta ses lèvres dévoilant encore plus le rose de sa fleur. Je voyais les gouttes blanchâtres de sa liqueur sur le rose carmin de son intimité.
Je voulais être encore plus près d'elle. Je me rappelais la paire de jumelle dans mon armoire. Je volais, plus que je ne courrais pour aller les chercher.
J'avais maintenant une vue rapprochée sur l'intimité de la belle. Je glissai une main dans ma culotte et me caressai violemment.
La belle s'agita un peu plus, explorant son intimité de ses doigts. Elle se masturbait au moyen de deux doigts. Son bassin ondulait à tout rompre. Je vis l'orgasme arriver sur sa chair.
Son corps se tendit sous l'effet de la jouissance
Je lâchai mes jumelles au milieu des géraniums, entrai rapidement dans le salon, tirai le rideau et tombai à terre.
J'arrachai ma culotte en dentelle noire et plongeai deux doigts bienfaiteurs dans ma chatte en fusion. Je me masturbai comme une folle sur le sol de l'appartement. Je jouis une seconde fois.
Je me relevai et me dirigeai vers le canapé en titubant, les sens toujours en alerte.
En tombant dans le canapé, je sentis quelque chose dans le creux de mes reins. Je le pris et remarquais qu'il s'agissait de mon gode.
Ni une ni deux : je le plantai dans mes chairs et me branlai avec tout autant de vigueur que tout à l'heure. Je ne pus me retenir de crier lorsqu'à mon tour, l'orgasme m'emporta.
J'imaginais le visage de la belle, en bas, adossée au chambranle de la porte du jardinet, un verre de citronnade à la main, souriant en m'entendant crier.
Dimanche 1er octobre 2006.