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C'est à l'écrivain Pierre Louÿs que j'ai emprunté mon pseudonyme : Bilitis, tant par osmose avec cette femme extraordinaire qu'en raison de la sensuelle sonorité du nom.
Mais il est temps de vous présenter cet auteur exceptionnel :
Pierre Louis, qui préféra s’appeler Pierre Louÿs, naît à Gand, en Belgique, en 1870. Il fait ses études à l'École alsacienne de Paris où il se lie d'amitié avec André Gide.
Il commence à rédiger des textes érotiques de bonne heure : dès l'âge de 18 ans. Très tôt attiré par le monde des lettres, il se lie d'abord au Parnasse pour rallier bientôt l'école symboliste.
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Ami des lettres, écrivain, poète, musicien, critique, linguiste, esthète, érotomane, dandy, photographe, il est l'ami de Claude Debussy, André Gide, Guillaume Apollinaire, Sarah Bernhardt, Paul Valéry, François Coppée, Stéphane Mallarmé, etc.
En 1891, il fonde une revue, La Conque, où furent publiés des textes de Gide, Mallarmé, Valéry et Verlaine. Il réunira ses premiers vers érotiques et précieux dans le recueil Astarté (1893), sous la forme de poèmes lyriques grecs.
Son deuxième recueil, Les Chansons de Bilitis (1894) est resté célèbre en tant que supercherie littéraire : Louÿs mystifie la critique en le prétendant traduit du grec et en l'attribuant à une poétesse de l'âge lyrique.
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Du Parnasse et du symbolisme le jeune esthète a d'abord retenu la sensualité païenne et le goût de la beauté. De ces descriptions de paysages, de ces scènes tendrement érotiques se dégage un paganisme calme.
Son roman La Femme et le pantin (1898) a été adapté au cinéma en 1958 par Julien Duvivier, avec Brigitte Bardot. L’ouvrage met en scène une femme fatale avec une très grande intensité dramatique et décrit les ravages de la passion sur un homme. L'écriture dépouillée et l'exotisme concourent à faire de ce livre son chef-d'œuvre.
Il décède en 1925.
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